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petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours

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En guise d'édito - Un certain 8 février...

 

 

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J'aurais, avant-hier,  pu parler du 6 février 34, c'est vrai,  mais les historiens l'ont fait suffisamment...
Il y a quarante-six ans, le 8 février 1962, neuf personnes  trouvaient la mort à la station de  métro Charonne à Paris... massacrées pour la plupart à coups de grilles de fonte par les séides de De Gaulle... 
Les victimes ? presque tous des Communistes...
Il y eut plus de deux cents blessés graves.
Blessés et morts simplement parce qu'ils manifestaient...
A l'époque j'étais à leur côté... humble compagnon de route sans aucune importance...
Alors, pourquoi me souvenir aujourd'hui ? romantisme facile de loser ?certainement pas, je n'ai jamais tendu la joue gauche quand on venait de me frapper sur la joue droite... ceux que j'ai quittés, longtemps après, pour bien des raisons très graves, puis durement combattus, peuvent en témoigner...
J'étais alors avec eux et pourtant...
Pourtant j'étais convaincu que la vérité et la justice était du côté des tenants de l'Algérie Française...
Position équivoque et difficile à comprendre ? 
L'Histoire est toujours écrite par les vainqueurs et leurs amis. Donc j'avais tort...
Et ne me me faites pas dire que j'ai une admiration sans borne pour le colonialisme. Je n'admets pas la plupart de ses aspects... mais dans mon esprit, l'Algérie, c'était autre chose, ça aurait facilement pu être autre chose... 
Il y avait là tout un peuple de travailleurs, des familles exilées depuis plusieurs générations...
Naïveté ? bien sûr, si vous voulez...
J'ai l'air de vouloir mélanger l'eau et le feu...
Je risque d'attirer contre moi une colère venant de tous les bords...
pas grave ! ça n'en vaut pas la peine...
Je ne prêche pas, je me souviens, c'est tout...  la date et une rencontre sur internet ont tout  déclenché. Je ne cherche surtout pas à me justifier.
Contradiction ? je m'en suis déjà en partie expliqué...
A mon arrivée à la fac, quatre ans plus tôt, seuls les étudiants communistes s'opposaient vraiment à l'envoi des appelés du contingent en Algérie... pour des raisons évidemment bien différentes des miennes mais ils me permirent d'avoir l'impression de faire quelque chose... Ce ne fut pas toujours simple mais le bout de chemin commun fut plus long que prévu...
Les jeunes appelés... en Algérie pour vingt-sept mois... jusqu'à trente mois...
Partisan du maintien de l'Algérie au sein de la République Française, à 18 ans je n'avais pas une grande expérience politique, sinon celle créée par  mes liens de voisinage et d'amitié avec Pierre Poujade, ses adjoints aveyronnais, son charisme et son mouvement (UDCA-Fraternité Française), Pierre Poujade  qui deviendra beaucoup plus tard quelque chose  comme le Monsieur carburant-propre de Mitterrand... 
Je ressentais la réticence profonde du milieu très modeste auquel j'appartenais à voir ses enfants partir au loin et risquer leur vie dans ce que l'on nous présentait comme une simple opération de police... 
Une guerre déguisée, que les Territoriaux et l'Armée de métier était en train de remporter haut la main... 
Le ministre socialiste  savait ce qu'il faisait quand il prit la décision d'utiliser les jeunes du service militaire... et de Gaulle, trompant tout le monde, chaussa facilement deux ans plus tard les bottes de ce politicien madré et conclut la sinistre affaire...
Trente mille Français y laissèrent ainsi la peau... des amis, des voisins en revinrent invalides,  profondément  traumatisés, détraqués ou pire... 
Alors que je suis convaincu que tout était joué d'avance dans l'esprit des dirigeants de l'époque...
D'ignobles fascistes, les partisans de l'Algérie française ? c'est oublier trop facilement les nombreuses municipalités de gauche dans cette Algérie, même dans les plus grandes villes...
Les médias à la botte essayèrent de faire porter la responsabilité du drame à l'OAS qui nia de la façon la plus vive et la plus convaincante... Et la tentative misérable ne trompa personne, même parmi les adversaires les plus farouches de cette organisation...
J'écris... mais cela intéresse-t-il encore quelqu'un aujourd'hui ? Ce pitoyable embrouillamini national ce piège mortel...
Quant à mon grand écart politico-quelque chose... le seul élément que vous en retiendrez peut-être c'est qu'il faut croire que j'ai... l'esprit un peu (beaucoup ?) tordu...
Ben, tant pis, à mon âge on ne se refait pas...

 

 

 

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 Jean-Pierre Bernard - Fanny Dewerpe - Daniel Fery - Anne-Claude Godeau  
Edouard Lemarchand - Suzanne Martorell - Hyppolyte Pina - Maurice Pochard 
Raymond Wintgens
 

 

 

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J
Eh oui J.M, il y a des dates que l'on retient bien plus que d'autres et dont on se souvient....toujours.Je retiens donc celle-ci plus particulièrement depuis...ouuuhh...très longtemps..... puisque c'est le jour de ma fête. (lol)Bon week-end à toi.Gros bisous,Jyckie.
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L
bonjour, ma Jyckie...merci pour ta visite... avant tout je te souhaite donc, bien qu'avec un peu de retard, une bonne fête...désormais, j'y penserai, crois-moi !bon dimanche à toi aussi...gros bisousbien à toij'm
C
En des temps troubles, les esprits s' échauffent rapidement et se troublent encore plus vite. Beaucoup de manipulateurs utilisent ces esprits-là et les détournent, les utilisent à leur profit. Rien de nouveau sous le soleil. L' Histoire n' est même que ça.Culpabiliser ? Certainement pas.Se souvenir ? Bien sûr ! Le lampiste est toujours dupé, roulé dans la farine. Il faut du temps pour comprendre....Bisous Jean- Marie et bon week-end :)
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L
bonsoir, ma chère Clo...il est beau le matou...j'aime bien me souvenir mais c'est aussi évoquer les manipulations dont tu parlesça ne fait pas du bien de savoir qu'on s'est fait rouler...d'autant plus quand il y des gens qui y ont cru et qui y ont laissé la peaupour rien...je t'embrasse amicalementbien à toijean-marie
F
En la personne de Max Marchand, alors inspecteur d'académie à Oran et assassiné dans son bureau, nous avons payé notre tribut à cette "opération de police". Par chance, mon père en revint mais n'en parla jamais. Il ne se mêla même jamais aux conversations de mes anciens à l'esprit politique très aiguisé et très engagés. Et quand des années plus tard, je préparais ma thèse d'histoire et que je débarquais à la maison, mes bouquins sous le bras pour potasser tranquillement, possible que ce que je lui disais du procès de Nuremberg et des actes que ces hommes avaient commis au nom de la sacro-sainte obéissance aux ordres, ne devait pas le faire particulièrement sourire. Qu'il avait vu ou entendu ... ou fait ... ? On ne peut pas être fier de tout, y compris d'avoir obéi. Au moins ne s'est-il pas planqué derrière l'excuse de son jeune âge. Il s'est juste muré dans son mutisme. Est-ce que je regrette de n'avoir rien su ? Je ne sais pas. Je ne suis guère plus courageuse que lui finalement ...Bon week-end Jean-Marie. Je t'embrasse
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L
Merci, ma chère France...très intéressant ce que tu me dis là...être fier du passé, de tout son passé, c'est chose impossible... comme je crois qu'il est impossible de diviser le parcours d'un individu en tranches... impossible de séparer les actes d'un écrivain de son oeuvre...j'ai souvent dit  "je ne regrette rien"... se taire ? culpabiliser ?il vaut peut-être bien mieux d'essayer de réparer...je t'embrasse très amicalement, ma chère Francebon week-end à toi aussià bientôtjean-marie  
M
Mais...."y'a pas d'âge" pour parler HISTOIRE !!!bonne soirée !
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L
bonsoir, ma Melly...histoire oui mais... ce sont plutôt des souvenirs personnelsje t'embrasse amicalementjean-marie