petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours
Élégie
Prietene, sa plâgem
o lacrima va fi pentru frunza galbena
o lacrima pentru trandafirul scuturat,
o lacrima pentrufata moarte
o lacrima pentru durerea fiecarui om
Ami, pleurons :
Une larme pour la feuille jaunie
Une larme pour la rose qui a perdu ses pétales
Une larme pour la jeune fille morte
Une larme pour la douleur de chaque homme
Une larme pour chaque pierre
pour chaque arbre
Pour chaque étoile
Et pour l'Idéal
**********
" un monde insolite, inacceptable..."
Pays de carton et d’ouate,(fragment)
**********
" le thème de la Mort est traité dans cette Ballade. Le poète imagine une visite nocturne, invisible, d'un personnage mystérieux... de la Mort elle-même... "
Ballade (fragment)
| Peste ape trece nimeni n'o petrece. Poposeste'n sat si nici un latrat. Soseste'n ograda eu pasi de zapada. Puneti dese perdele sa nu vada n'ele. Puneti lacat la poarta sa nu il sparga. Noi sa nu tipam sa nu ne miscam. | Elle passe au-dessus des puits personne ne la conduit. Arrive chez les villageois et pas un chien n'aboie. À pas de neige s'arrête dans la cour muette. Mettez des rideaux épais pour qu'elle n'y voie mais. À la porte mettez lourd cadenas qu'elle ne le casse pas. Tenons-nous coi, pas le son d'une voix. |
**********
Non
**********
" un être humble, perdu dans le microcosme des petits êtres, animés ou inanimés, fait sa prière. Le poète s'efforce de s'assimiler, de s'intégrer à toutes les formes de la création,végétale et animale et à tous les éléments, air, eau, terre, feu... "
| Un mie soare, Doamne, pentru sufletul meu.. Doamne, eu sunt o frunza, eu sunt o nuca sunt un broscoiu speriat sunt o vrabie ranita. Mi-au furat toate cuiburile. M'-au ajuns toate prastiile. Doamne mie, ridica-ma, sifa-ma fericitet cape boiieu coarne nevinovate, ca pe câinii eu ochii deîngeri, cape nenuferi, ca pietrele prietenele. | Un petit soleil, Seigneur, pour mon âme Seigneur, je suis une feuille, je suis une noix, je suis une grenouille effrayée je suis un moineau blessé. On m'a volé tous les nids. On m'a atteint de toutes les frondes. Dieu petit, relève-moi, rends-moi heureux comme les bœufs aux cornes innocentes, comme les chiens aux yeux d'anges, comme les nénuphars comme les pierres, les amies. |
La traduction, les notes en italique sont d'Aurélia Roman, Georgetown University.