Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours

Publicité

J'aime les poèmes des autres - Tristesse d'une étoile - Apollinaire

 

 

 

Tristesse d'une étoile

 

 

Une belle Minerve est l’enfant de ma tête
Une étoile de sang me couronne à jamais
La raison est au fond et le ciel est au faîte
Du chef où dès longtemps Déesse tu t’armais

 

 

 

C’est pourquoi de mes maux ce n’était pas le pire
Ce trou presque mortel et qui s’est étoilé
Mais le secret malheur  qui nourrit mon délire
Est bien plus grand qu’aucune âme ait jamais celé

 

 

 

Et je porte avec moi cette ardente souffrance
Comme le ver luisant tient son corps enflammé
Comme au cœur du soldat il palpite la France
Et comme au cœur du lys le pollen parfumé

 

 

"Calligrammes" d'où est extrait ce poème  a éte écrit en grande partie dans les tranchées. Grièvement blessé en 1916 et trépané, Guillaume Apollinaire meurt peu de temps après l'armistice.

 

 

 


apollinaire.jpg



Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Quand le coeur parle... C'est magnifique. Soirée bonne.         
Répondre
L
Merci de ton passage, ma chère Sèv...je te souhaite une très bonne soirée et une douce nuitbises amicalesjean-marie
M
Poème qui colle avec le calendrier !la Grippe espagnole, ah oui, j'en ai tellement entendu parler petite !ma grand-mère aussi, laissant deux orphelins que mes parents ont élevés avec nous, j'ai toujours cru que c'étaient mes frères (alors que c'étaient...mes oncles) jusque tard dans la vie !
Répondre
L
bonjour, ma chère Mellyoui, la "grippe espagnole" a fait d'énormes ravages dans une Europe affaiblie par des années de guerre et de privations. Apollinaire, un des mes poètes préférés, en a été victime comme des centaines de milliers d'autres. Ma mère n'en a réchappé que par miracle.je t'embrasse amicalementjean-mariejmm
C
rien à rajouter. Bonne journée, cher Jean-Marie
Répondre
L
Bonjour, ma chère Kat...merci de ton passageC'est vrai qu'Apollinaire se suffit à lui-même... j'ai choisi ce poème parce que hier c'était le 11 novembre, commémoration de la fin de l'atroce boucherie. Apollinaire est mort de la grippe "espagnole" mais en réalité il ne s'était jamais remis de sa terrible blessure et son organisme affaibli n'a pu résister à l'épidémie dévastatrice...bises amicalesjean-marie