petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours
Par Lambert Palis (jean-marie)
When I do count the clock that tells the time,
And see the brave day sunk in hideous night;
When I behold the violet past prime,
And sable curls, all silver'd o'er with white;
When lofty trees I see barren of leaves,
Which erst from heat did canopy the herd,
And summer's green all girded up in sheaves,
Borne on the bier with white and bristly beard,
Then of thy beauty do I question make,
That thou among the wastes of time must go,
Since sweets and beauties do themselves forsake
And die as fast as they see others grow;
And nothing 'gainst Time's scythe can make defence
Save breed, to brave him when he takes thee hence.
William Shakespeare Sonnet n°12
Quand je compte avec l'horloge égrenant les heures
Et quand je vois sombrer le jour valeureux dans la nuit hideuse,
Quand je contemple la fraîcheur violette du passé,
Et les boucles sombres tout argentées ;
Quand je vois les grands arbres dépouillés de leurs feuilles,
Qui naguère offrirent contre la chaleur un abri aux troupeaux,
Et la récolte d'été en gerbes ceinturée
Portée en bière, avec la barbe blanche embroussaillée;
Alors devant ta beauté je me demande,
Si toi parmi les ruines du temps tu dois t’en aller,
Puisque douceur et beauté elles-mêmes déclinent
Et meurent, aussitôt qu’elles en voient d'autres grandir;
Et contre la faux du Temps rien ne peut protéger,
Hormis engendrer, pour le braver, ce temps quand il voudra t’ emporter
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