tu sais chaque matin il y a devant ma porte un spectre si fragile qui manie le heurtoir il m'a souvent déçu que le diable l'emporte je le laisse ce jour croupir sur le trottoir
et le remords bientôt s'installe dans ma tête je vais peut-être ouvrir au miracle je crois mais encore hésitant pendant que je m'apprête je sens monter en moi le sombre désarroi
peu de temps semble-t-il une minute passe et plus ferme bien sûr sans flamber pour autant j'entrouvre lentement le sinistre battant le spectre a disparu dans ce temps dans l'impasse
le matin était là puis c'est déjà le soir la vie s'est écoulée avant que je décide si ça valait le coup plutôt que le suicide ce n'était rien l'amie ce n'était que l'espoir
ce n'est pas suffisant pour écrire un poème tant d'autres avant moi ont traité le sujet refuse si tu peux l'inflexible rejet mais je ne traite rien je parle comme j'aime
et j'aime tu le sais tourner en dérision les méchants les plus durs parmi les fameux thèmes qui depuis la philo nous tiennent en carême sans jamais tolérer quelque dérogation
Dis-moi, qu'y a-t-il donc dans un alexandrin qui m'emporte le coeur par le bout des émois ?Je ne sais, peut-être est-ce la valse des mots... que tu manies fort bien !Je te laisse une bise :-)
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Bonsoir et merci, ma chère Frederianne...<br />
je suis très touché par tes mots<br />
je vais bientôt reprendre toutes mes activités.<br />
je suis lent à m'y remettre mais, tu le sais, je ne t'oublie pas !<br />
je t'embrasse amicalement<br />
bien à toi<br />
jean-marie<br />
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