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petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours

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J'aime les livres des autres... "Innocent" de Harlan Coben

 

 

"Innocent",  un roman policier apparemment comme tant d'autres...
La différence, c'est l'écrivain, Harlan Coben, à mon avis,  un des auteurs de polars du monde anglo-saxon  encore en activité  qui  comptent vraiment, avec, par exemple, 
Michael Connelly, le chantre de Los Angelès avec son inspecteur Harry Bosch (Harry pour Hyeronimus comme le peintre) John Grisham et son roman le plus célèbre "La firme" porté à l'écran avec un grand succès
Mary Higgins Clark
, Grand prix de littérature policière avec "La nuit du renard"
La Britannique Phyllis Dorothy James  (P. D. James) et son extraordinaire commissaire-poète Adam Dalgliesh. 
Bien sûr que j'oublie du beau monde...
Bien sûr, vous pouvez  ajouter, retrancher à cette liste en fonction de vos goûts personnels...
 
Je viens de lire ces lignes et elles ont évoqué avec un réalisme frappant et des similitudes troublantes tant de souvenirs personnels que je vous les livre :


"Voici comment on rencontre l'âme soeur.
Vous êtes en première année de fac. C'est le printemps, et vous êtes en vacances. La plupart de vos camarades s'en vont à la plage, mais vous, vous avez un copain de lycée dont la mère bosse dans une agence de voyages. Elle vous décroche un séjour pour pas cher et vous partez avec six autres amis : cinq nuits sont réservées à l'hôtel... 
Le dernier soir, vous allez au night-club du  Palace car c'est là, paraît-il, qu'il faut être quand on est étudiant et qu'on est en vacances. L'endroit, naturellement, est bruyant et bondé. Avec trop de néons. Ce n'est pas votre tasse de thé. Vous êtes avec vos amis, et vous essayez de vous entendre par-dessus la musique assourdissante quand vous regardez de l'autre côté du bar.
C'est là que vous la voyez pour la première fois.
Non, la musique ne s'arrête pas, ne se mue pas en un concert de harpes célestes. Pourtant il se passe quelque chose. Vous la sentez, cette chaleur diffuse dans votre poitrine, et on voit bien qu'elle la ressent aussi.
En temps normal, vous êtes plutôt timide, pas le genre dragueur, mais ce soir-là rien ne vous fait peur. Vous vous frayez un passage jusqu'à elle, vous vous présentez. Tout le monde, pensez-vous, vit des moments inoubliables tels que celui-ci. On arrive dans une soirée, on voit une jolie fille, elle vous regarde, vous commencez à discuter, et l'alchimie opère tant et si bien que vous vous mettez à réfléchir en termes de vie entière au lieu d'une nuit.
Vous parlez. Vous parlez des heures. Elle vous écoute comme s'il n'existait que vous au monde. Vous allez dans un endroit plus tranquille. Vous l'embrassez. Elle répond. Vous poussez un peu plus loin. Et ainsi de suite toute la nuit, cependant vous n'allez pas jusqu'au bout, ça ne vous dit trop rien. Vous l'enlacez et continuez à parler. Vous aimez son rire. Vous aimez son visage. Vous aimez tout chez elle.
Vous vous endormez dans les bras l'un de l'autre, entièrement habillés, et vous vous demandez s'il vous sera possible un jour de connaître encore le même bonheur. Ses cheveux sentent le lilas et les baies rouges. Jamais vous n'oublierez cette odeur.
Vous donneriez n'importe quoi pour que ça dure, mais vous savez que ça ne durera pas. Ces rencontres-là ne sont pas conçues pour lelong terme. Vous avez votre vie, et elle a quelqu'un, un fiancé  là-bas, dans sa ville natale. De toute façon, il ne s'agit pas de ça. Il s'agit de vous deux, de votre monde à vous, pour un temps trop bref. A elle seule, cette nuit englobe toute une tranche de vie, un cycle complet fait de découverte, de relation amoureuse et de rupture en l'espace de quelques heures.
À la fin, chacun repartira de son côté.
Vous ne prenez pas la peine d'échanger vos numéros de télé¬phone - ni l'un ni l'autre n'avez envie de faire semblant -, mais elle vous accompagne, et vous vous embrassez passionnément pour vous dire adieu. Elle a les yeux humides quand vous la relâchez. Vous retournez à la fac.
La vie continue, bien sûr, pourtant vous n'oubliez pas complètement cette nuit-là, ses baisers, l'odeur de ses cheveux. Elle reste avec vous. Vous pensez à elle. Pas chaque jour, peut¬être même pas chaque semaine. Mais elle est là. C'est un souvenir que vous ressortez de temps à autre, quand vous vous sentez seul, sans trop savoir s'il s'agit d'un réconfort ou d'une souffrance.
Vous vous demandez si c'est pareil pour elle. Vous ne l'avez jamais revue."

Chapitre 7 - p. 63

Harlan Coben "The innocent" 2005 
Edition français chez Belfond 2006
Traduction de Roxane Azimi

Ce passage est pour moi un poème. Certains peuvent mettre de la musique sur un texte. Je ne suis absolument pas musicien... Je n'ose me dire poète mais j'aimerais pouvoir mettre ceci en vers. C'est une idée qui m'est venue, comme ça, sans raison... Je ne sais ce que cela pourrait apporter. Je ne le ferai certainement pas. La poèsie est partout et évidemment pas seulement dans les pièces en vers...

 

 


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C
oui, l'a l'air bien sympa !grisham.. n'aurait-il pas écrit également le couloir de la mort ?bizou mister
Répondre
L
Tu as raison, mon Ange..." le couloir de la mort " est  bien de John Grisham. C'est un auteur que j'aime aussi beaucoup.je te souhaite une bonne nuitbizous bizousjmm
K
j'avais envie de lire ce livre, Noël approche, idée de cadeau...bonne journée
Répondre
L
merci de ta visite...ce cadeau sera très appréciéamicalementjm