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petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours

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J'aime les poèmes des autres - 18 - Ode à la misère de Victor Hugo

 

Après les grèves et la répression de 1869... Aubin près de Decazeville et des  "Carbonièrs de La Sala"

 

 

" - Quel âge as-tu ? - Seize ans. - De quel pays es-tu ?
D'Aubin. - N'est-ce pas là, dis-moi, qu'on s'est battu ?
On ne s'est pas battu, l'on a tué. - La mine
Prospérait. - Quel était son produit ? - La famine.
Oui, je sais, le mineur vit sous terre, et n'a rien.
Avec la nuit de plus, il est galérien.
- Mais toi, faisais-tu donc ce travail, jeune fille ? 
- Avec tout mon village et toute ma famille,
Oui. Pour chaque hottée on me donnait un sou.
Mon grand-père était mort, tué du feu grisou.
Mon petit frère était boiteux d'un coup de pierre.
Nous étions tous mineurs, lui, mon père, ma mère,
Moi. L'ouvrage était dur, le chef n'était pas bon.
Comme on manquait de pain, on mâchait du charbon.
Aussi, vous le voyez, monsieur, je suis très maigre ;
Ce qui me fait du tort - Le mineur, c'est le nègre.
Hélas, oui ! - Dans la mine on descend, on descend.
On travaille à genoux dans le puits. C'est glissant.
Il pleut, quoiqu'on n'ait pas de ciel. On est sous l'arche
D'un caveau bas, et tant qu'on peut marcher, on marche ;
Après on rampe ; on est dans une eau noire ; il faut
Étayer le plafond, s'il a quelque défaut ;
La mort fait un grand bruit quand tout à coup elle entre ;
C'est comme le tonnerre. On se couche à plat ventre.
Ceux qui ne sont pas morts se relèvent. Pas d'air.
Chaque sape est un trou dont un homme est le ver.
Quand la veine est en long, c'est bien ; quand elle est droite,
Alors la tâche est rude et la sape est étroite :
On sue, on gèle, on tousse ; on a chaud, on a froid.
On n'est pas sûr si c'est vivant tout ce qu'on voit.
Sitôt qu'on est sous terre on devient des fantômes.
Les pauvres paysans qui vivent sous les chaumes
Respirent du moins l'air des cieux.  On étouffait.
- Pourquoi ne pas vous plaindre aussi ? - Nous l'avons fait.
Nous avons demandé, ne croyant pas déplaire,
Un peu moins de travail, un peu plus de salaire.
- Et l'on vous a donné, quoi ? - Des coups de fusil.
Je m'en souviens, le maître a froncé le sourcil.
Mon père est mort frappé d'une balle. - Et ta mère ?
- Folle. - Et tu n'as plus rien ? - Si. J'ai mon petit frère.
Il est infirme..."

 

Victor Hugo

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M
Bonjour est ce ke sil vou plai kelkun pe me faire un commentaire composée sur ce texte la sil vou plai avan ce mercredi la (13.02.2008) j'en serrai tre tre reconnaisante a la personne ki me le ferai si vou vouler vous pouver me laisser votre adresse msn pour me faire parvenir le commentaire et aussi a ne  pa  perdre contact merci biz
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D
Bonsoir Jean-Marie,Merci de nous faire partager un si beau mais si triste texte de Victor Hugo....Même la pire des situations, il savait la décrire à la perfection, en nous faisant ressentir ses propres pensées, à en avoir des frissons dans le dos.....J'espère que tu vas bien et je t'envoie mes meilleures pensées.....Bien à toi, mon Ami.Maria
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L
Bonsoir,ma très chère Maria,c'est à toi qu'il faut demander des nouvelles ! Comment vas-tu ?ta santé est-elle rétablie ?je l'espère bien sincèrementje te remercie de ta visite et de ton commentaire si justeà demain sur ton blogJe t'embrasse très amicalementjean-marie  
M
Sacré Victor ! merci Jean-Marie nous redonner de beaux textes
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L
Je ne le connaissais vaiment ce texte. Je l'ai retrouvé un peu par hasard et, comme il s'agissait de mon Aveyron natale et d'événements dramatiques...Merci de l'apprécierbisesjean-marie