petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours
Livre d'images
Entre les pages
jaunies
dans les recoins de ma mémoire,
du vieux grimoire
de ma vie,
je découvre des images
que j'aurais pu garder pour moi.
Quand soudain je les revois
je viens ici rendre l'hommage
qu'à ma jeunesse je dois.
Au Plaisir et à la Vie !
Après avoir dansé,
Tendrement enlacés,
Sa résistance j’ai cru vaincre.
J’ai réussi à la convaincre
De venir à l’appartement
Pour discuter gentiment.
Nous avons beaucoup bu, un peu fumé,
Nous avons longuement parlé.
Elle a visité l’appartement
Une chambre, une grande pièce.
Jusque là point de promesse,
Il commençait à se faire tard.
Je croyais qu’elle partirait avant le noir,
Je croyais qu’elle voulait
Que je la raccompagne
Sur les chemins de la campagne.
Elle était devenue soudain
Un peu câline
Sur la fin,
Un peu gamine
C’était charmant.
Elle s’est levée prestement,
Je me dirige vers vers la porte
Mais elle se comporte
Bizarrement
Elle s’en va tout droit vers la chambre
et son petit corps se cambre,
Puis elle ouvre cette porte,
Dans la chambre à peine entrée,
Elle reste sur le seuil
Et me fait un doux clin d’oeil
Tout à coup,
C’est fou !
Je suis transporté
Dans un monde merveilleux,
Le pays de tous les dieux.
Elle m’a regardé,
Elle m’a souri,
Drôlement souri.
Elle s’est retournée
Et sa veste elle a ôté
Puis elle enlève son corsage
Si sage.
Elle m’a tourné le dos,
Oh, bon dieu que c’était beau !
Elle dégrafe le soutien-gorge,
Qu’elle était serrée ma gorge !
Elle s’est montrée à nouveau,
Elle m’a regardé,
Le bout de tissu jeté bientôt,
Les beaux seins fièrement dressés,
Elle souriait.
Puis elle a laissé tomber le reste
Qui a rejoint corsage et veste,
Jupe et culotte à ses pieds.
Je me suis avancé,
En arrière elle fait un pas.
Elle s’est un instant détournée
Pour me permettre d’entrer,
Me montrant un mignon derrière.
Puis elle m’a dit « viens ! ».
Elle me regarde quand je viens
Mais recule aussitôt
Je ne comprends vraiment plus
rien
A cette fille magnifique
Dans son corps de poupée
Magique
Et nu.
Souriante devant moi.
Se moque-t-elle de moi ?
Elle m'a dit « A toi,
Déshabille-toi
Lentement !
Moi aussi j’ai bien droit
A ce spectacle alléchant
D'un homme manifestant
Son désir ».
Et je n’ai pu que lui obéir,
Obéir un peu gêné.
Elle m'a laissé
Enfin venir vers elle
Mais elle m’a ordonné
De simplement regarder.
Qu’elle est belle !
Elle s'est touchée,
Voluptueusement
Caressée.
Dans ce geste si troublant,
Dans ce geste plein de grâce.
Et tandis qu’elle m’agace,
Gémissante de passion,
Je subis une tension
Qu’elle a seule choisi
De m’infliger.
Elle avait vraiment choisi
De me faire tant languir
le plaisir.
Je me suis avancé
Lentement.
Elle s'était bien apaisée.
Il n’y avait plus aucune plainte,
Elle était prête pour l’étreinte
Prête à me recevoir, elle disait.
Et quand je l'ai eu pénétrée
Nous sommes tombés sur le lit.
Pendant toute une longue nuit
Nous avons fait des folies.
Puis nous nous sommes endormis
Jusqu'au petit matin.
Mais au petit matin,
Ah, ce méchant matin-là !
Elle était partie déjà.
Je ne l'ai jamais revue.
J'ai quitté l'appartement
Car y vivre ne pouvais plus
Après ce que j’y avais vécu
Follement.
Le temps d'une nuit,
D'une seule nuit…