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petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours

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Incantations - Trois petits tours et puis s'en vont...

 A Frederianne, qui m'a fait comprendre qu'il ne fallait pas claquer les portes, le point d'interrogation final... 
Car ce n'est peut-être pas une véritable fin...
En toute amitié
JM

 

le temps d'une amusette

 

l'aiguille fait un tour
le tour de la pendule
à la descente elle brûle
les étapes c'est court
mais quand elle remonte
ça n'en finit jamais
on reprend le compte
quand le douze apparaît

 

et ça repart pour une heure

 

la matinée s'étire
on n'en voit pas la fin
on bâille le martyre
dans ce triste matin
le repas point ne repose
l'après midi dans la moiteur
on ferait  la sieste mais on n'ose
à 16 heures revient l'ardeur
un peu plus de coeur
c'est la moindre des choses
la dernière heure n'en finit plus
le  trajet est très pénible
les retrouvailles sont impossibles
la famille est sur le cul
il est temps de gagner la couche
mettre à l'heure le réveille-matin
pour tout recommencer demain
quand il sonne on prend la douche
on s'en va prendre le train

 

et ça repart pour un jour

 

 lundi  mardi la semaine
qui commence à peine
peine à démarrer
lamentablement elle se traîne
on n'en finit pas de râler
mercredi c'est un  palier
le jeudi tout s'accélère
vendredi voit la fin de la galère
samedi c'est la joie, quelle veine
on a gagné le long repos
c'est trop 
c'est la fête promise
Dimanche c'est le sommet
jusqu'à midi le sourire est de mise
on attend les invités
quand le repas est achevé
ça y est on y repense
au lundi
c'est  véritable souffrance
finie la fête pardi

 

et ça repart pour une semaine

 

le mois tout neuf arrive
et l'on a des projets
de l'argent est bien rentré
jamais on ne se prive
quand le mois vient de commencer
on pourra faire tant de choses
mais le quinze c'est moins rose
le vingt on n'a plus rien
il n'y a plus un rond en caisse
et le moral est à la baisse

 

et c'est reparti pour un mois

 

mais le trente d'un certain mois
on se dit demain Vacances
on ne regarde plus la dépense
quelle chance
mais moins rapide cette fois
des souvenirs on accumule
qui  serviront ma foi
c'est tellement ridicule
à casser les pieds
des invités incrédules
qui pendant que vous parlez
de votre séjour à Tulle
n'ont rien d'autre dans le coeur
que de raconter les leurs
de vacances
quelle pénitence

 

et ça repart pour un mois
sans vacances

 


on ne sait vraiment où elle commence
cette année
on se fout du calendrier
après les vacances
au bel automne nostalgique
on a trop d'occupations
on n'y fait pas attention
mais la fin est dramatique
on y trouve le jour des morts
les marchands imbéciles
y ont mis une fête débile
venu de l'étranger
américanophile
aurait fallu l'étrangler
pas de bile
 on dirait que c'est là la fin
d'Hallovin
il faudra faire
quelques provisions
du foie gras des saucissons
du champagne ma chère
mon cher
on pourra bien passer l'hiver
si brillant quand il se pointe
quand les fêtes sont atteintes
on se ruine pour s'amuser
on fait la noce
mais il faut bien se chauffer
on fait parfois un gosse
on est si bien dans un lit douillet
mais c'est bien plus dur après
certains vont à la neige
monter descendre chuter
dans ce sacré manège
ils prétendent rigoler
et le printemps est splendide
mais souvent bien trop humide
on ne croit vrai que l'été
qui sait se faire attendre
et l'on essaie alors de prendre
avec des amis
ce que l'on s'était promis
on voyage mais ça fatigue
on fait semblant de nager
dans une eau polluée
on fait semblant de danser la gigue
on a le temps de faire l'amour
au son du tambour
alors on fait un autre gosse
on roule sa bosse
on n'est pas tellement reposé
quand le patron cette rosse
nous accueille souriant
plus que jamais très méchant

 


et ça repart pour une année

 

c'est la vie, la belle
le cycle de l'année nouvelle
puisque les poètes l'ont dit
le printemps de la vie
le bel été qui s'étale
et qui soudain détale
la dernière vacance au bout
la retraite on vous dit tout
l'automne
qui nous fait rire jaune
l'hiver... ne rit plus beaucoup
le train déraille
le grand trou
la grande faille
le mauvais sort
il semblerait qu'on soit mort
malgré ce qu'on a lu dans les livres
et bel espoir qui nous fit vivre
depuis notre petite enfance

 

ça ne repart donc pas pour une autre existence ?

 


 

 

 

 

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C
J' adore !Tu racontes bien cette fuite du temps, de la vie et des forces vives jusqu' au grand saut final dans l' inconnu, qui en fait est une naissance à l' envers.BRAVO !!!!!!bisous et bonne journée :)
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L
merci, ma chère Clo...tu sais combien tes commentaires me sont précieux... je me suis bien amusé à écrire ce texte... et puis un peu moins, c'est devenu plus... "sérieux"... les mots ont entraîné les idées... les mystères de la création (c'est un bien grand mot), de l'écriture...je t'embrasse amicalementjean-marie
F
Ah, ce petit point d'interrogation qui ouvre grand la porte au lieu de vous la claquer au nez redonne toute sa beauté au poème :-) ! Arrivé donc à ce dernier refrain, on peut maintenant avoir envie de retourner au début tout relire, ou s'en aller le coeur leger avec son souvenir...Et toi, ne l'aimes-tu pas mieux comme ça ?Bises ;-)
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L
Mais si, ma chère Frederianne, je l'aime bien mieux comme ça... et c'est grâce à toi... je n'aime pas plus claquer les portes que fermer mon coeur...Tiens je vais ajouter un petit mot... en têteje t'embrasse amicalementjean-marie
F
Waoh, magnifique !ah j'ai beaucoup aimé lire cela, avec ce petit refrain qui semble sonner le glas du temps tandis que se déroule la vie, cette vie de ceux qui traversent le temps et que tu raconte si bien.Poum, mais la fin, Jean-Marie, serais-tu donc déjà mort pour prétendre savoir qu'à la fin il n'y a rien ? (sourire) Moi il me manque ce petit refrain, à la fin. Ah, voici que je ramène mon optimisme légendaire ! Bises ;-)
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L
merci, Chère Frederiannetu viens de me faire un grand plaisir (deux en réalité puisque j'ai vu que tu avais laissé un comm à "Vacances", je commençais à me poser des questions car il n'a pas l'air d'avoir beaucoup de succès  mais je vais y aller voir).Cette "amusette", je l'ai écrite très vite, il y a sans doute des fautes, et je me suis bien "amusé". C'est vrai, ce que tu me dis me laisse rêveur, et me touche beaucoup, on peut penser que je suis sûr de mes opinions, de mes options "philosophiques"... en réalité, il n'en est rien...je me veux agnostique mais c'est une position de facilité, un certain confort intellectuel... Je vais voir si je peux éventuellement gommer un peu le pessimisme final...je t'embrasse très amicalementjean-marieben, ça y est j'ai eu une idée et ça m'a permis du coup d'adoucir l'impression finale, d'ajouter un rime et de terminer sur un magnifique alexandrin... je plaisante... 3 d'uncoup !j'espère n'avoir pas gâché l'ensemblej'attends ton appréciation avec impatience...bisousjm    
M
Comme les vagues qui vont et viennent sans jamais se lasser, ainsi le temps passe et on ne le voit qu'à peine passer !Bonne soirée Jean-marie
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L
merci, ma chère Melly...ta phrase est pleine de douce poésie...bonne nuitje t'embrasse amicalementjean-marie