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petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours

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Un grand moment...

 

 

 

Hier soir, mardi 31 juillet, le service public de télévision s'est rendu aux Chorégies dOrange pour nous offrir un spectacle de choix : la première du "Trouvère" de Verdi et un "documentaire" passionnant sur un des plus grands ténors du monde : Roberto Alagna
Un grand moment de télé. C'est si rare...

 

Au mois de décembre 2006, j'écrivais ce qui suit...


Roberto, mon ami...

 

D'après une dépêche de l'AFP de Milan le 12/12/2006 : La Scala de Milan a décidé lundi soir de se passer de la voix du ténor Français Roberto Alagna pour ses prochaines représentations d'Aïda, après sa sortie fracassante dimanche en plein récital à cause de sifflets de spectateurs... "Le comportement de Roberto Alagna a provoqué une déchirure définitive entre l'artiste et le public, que la Scala n'a aucune possibilité de réparer" a indiqué le Français Stéphane Lissner, directeur général et artistique de la Scala... Roberto Alagna a expliqué avoir quitté la scène à cause d'un "public hostile" qui l'avait sifflé avant même qu'il ne commence à chanter... "J'avais été très bon, dommage pour ceux qui ne l'ont pas compris, la Scala ressemble à une arène..."
La soirée inaugurale du jeudi précédent avait été un triomphe pour cette pièce avec treize minutes
d'applaudissements.



Arène et mise à mort...

 


Réglement de comptes franco-français et complicités internationales ? La mesquine mafia des intellos, des
esthètes de pacotille ?
J'aborde aujourd'hui un domaine qui me fut très longtemps totalement étranger, l'Opéra. Je vais être
franc, ce genre de "spectacle" me foutait des boutons... Je n'étais pas loin de penser avec l'humoriste (?) que l'opéra "c'était bien, surtout quand la grosse dame avait fini de crier"... Pour moi, "Carmen"
n'était qu'une lamentable espagnolade.
Barbare, Béotien...
Et puis... mon fils a épousé une choriste mezzo-soprano  du Capitole de Toulouse... Pour éviter tout drame familial, j'ai
dû renoncer à ces plaisanteries fort douteuses.
Je ne suis pas têtu, j'ai essayé, j'ai apprécié, pas tout, bien sûr ni tout de suite mais, petit à petit, j'ai
compris que la voix humaine était en fait comparable au son d'un instrument de musique. Le plus beau peut-être... Riche, exceptionnel. Peu importe l'histoire, le récit, peu importe le physique de l'interprète, seul compte le talent. Peu importe l'histoire ? pas tout à fait : l'idéal, c'est un peu comme en poésie, quand les rimes, le rythme et l'idée  atteignent (ou approchent) l'accord
parfait.
J'ai avancé. De "générales" au Capitole en Festivals d'Orange, (sous le regard du divin César-Auguste, les "Chorégies" ), spectateur
assis sur les pierres en un lieu où ont vibré ces Romains que j'admire.
Je ne peux vibrer moi-même devant une oeuvre, je n'aime une forme d'art que si un lien personnel,
aussi ténu soit-il m'y rattache.
Et puis... j'ai rencontré Alagna
Puis un autre Alagna...
Que lui reprochent aujourd'hui les gardiens du temple, ces snobinards qui veulent réserver à eux seuls
le droit de revisiter les Tables de la Loi ?
Les vieux Toulousains, amateurs éclairés, se permettaient parfois des mouvements d'humeur. Spontanés, bien sûr. Rien de semblable à la Scala... 
Roberto a commis un crime, pire qu'un crime, un sacrilège. Roberto est allé voir ailleurs...
En l'honneur de Luis Mariano et de Francis Lopez, il s'est commis avec Jean Réno, avec Elie Semoun, avec Arielle Dombasle *.
Il s'est commis avec des gens qui ne sont pas du même sérail. Il s'est fourvoyé auprès d'un public populaire.
Et par la même occasion, et c'est impardonnable, il s'est fait du fric. Lui, l'ex"petit-jeune-démuni-des-banlieues" (et c'est vrai, fils d'un maçon émigré sicilien), il a conquis la seule gloire qui importe vraiment, celle durement acquise, accordée par les  petites gens, il a osé dire merde aux prétendues
élites...
Moi j'aime.
J'ai redécouvert le Mariano de ma jeunesse (en mieux, peut-être...), le Mariano de "Violettes
Impériales".
Ma nostalgie... A l'époque, j'étais amoureux d'une fillette (nous étions du même âge, rassurez-vous...) qui ressemblait (?) à l'actrice
Simone Valère (à l'écran l'impératrice Eugénie).
C'est ridicule, de mauvais gôut ?
Moi j'aime.
En face des cons qui méprisent André Rieu
Des cons qui avaient pareillement rejeté le "concert des trois ténors" **
Qui crachent sur tout ce qui ne vient pas de leur esprit tordu
Qui se méfient toujours de ce qui vient du coeur
Qui n'ont pas de coeur
Je maintiens
Je reste un Barbare
Je reste un Béotien.

 

* CD "Roberto Alagna chante Luis Mariano" (Deutsche Grammophon)


** Placido Domingo, José Carreras, Luciano Pavarotti - 1994

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M
Ben là je suis d'accord avec toi !Alagna, je trouve qu'il a eu bien raison de tourner le dos aux siffleurs ; c'est pas parceque les spectateurs sont des connaisseurs musique qu'ils peuvent se permettre de siffler !mon mari, grand amateur aussi , qui n'a pas réussi à me convertir (une épouse serait-elle plus "'rebelle" qu'un beau-père ? !!)  me dit que les gens toussent, crachent,éternuent à Bayreuth (pour Wagner) ;  jolie ta petite colère poétique !je vais de ce pas, au mariage de ma grande et j'espère qu'ils ont choisi de la belle musique pour l'Eglise !à la semaine prochaine ! - bon we !
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L
bonjour, ma chère Melly...Alagna, je l'aime bien, parce que c'est un grand artiste mais surtout parce que c'est un homme simple, gentil, abordable. Il a un don naturel mais il faut voir au prix de quel travail physique et intellectuel il arrive à se maintenir à ce niveau... et à cette apparente facilité...Ceci dit, je te souhaite de passer une excellente fête, c'est une grande émotion le mariage d'un de ses enfants... Et bien sûr, je souhaite tout le bonheur au jeune couple...je t'embrasse amicalementà bientôtjean-marie