petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours
Viry le mardi 22 octobre...
Réunion familiale au repas de midi…
C'est trop beau !
J'ai encore vaguement l'impression d'avoir oublié quelque chose.
Dernières vérifications...
Nom de Zeus, je ne trouve plus les papiers de la voiture !
Je dois la laisser chez mon neveu et au retour nous avons prévu d'aller faire un détour par le Limousin.
Je ne peux pas me permettre de faire plusieurs centaines de kilomètres sans les papiers !
Perdus ou oubliés... ?
Impossible de vérifier... pas le temps !
Une idée géniale (ça me prend de temps en temps) : aller faire une déclaration de perte au commissariat du cru.
ça marche, je peux rouler pendant un mois sans carte grise !
A peine remis de l'émotion, patatras !
Relisant les documents pour le voyage je m'aperçois avec stupeur que le départ ne se fait pas à Orly mais à Roissy...
je suis vraiment le roi des...
ma femme le dit plus poliment mais c’est bien le sens général de sa diatribe !
Mon neveu en rajoute : "ça change tout !"
Roissy au lieu d'Orly !
Catastrophe... si Orly est à côté de Viry, Roissy et à l'autre bout du monde.
Et mon neveu et ma nièce travaillent demain, pas question de nous conduire là-bas et pas davantage question de m'aventurer au volant dans Paris !
Nous ne sommes plus perdus sur les routes d'Ile-de-France mais le ton monte...
Téléphone, renseignements : il y a des cars d'Air-France assurant toutes les vingt minutes la navette entre les deux aéroports.
Ouf !
Et par dessus tout ça mon appréhension du vol qui m'attend s'accroît d'heure en heure...

La nuit n'est pas vraiment sereine.
Le 23 nous n'embarquons qu'à 15 heures mais il faut être à l'aéroport deux heures à l'avance...
Lever aux aurores... mon neveu redoute les embouteillages entre Viry et Orly et en effet il a bien raison !
Comment peuvent-ils vivre dans ce coin ?
Je bous d'impatience et je deviens franchement insupportable ! (c'est rare...)
La navette est rapide, le chauffeur virtuose... on arrive à l'heure...
Et vlan ! pour le terminal 3, il aurait fallu descendre au 1 !
Des kilomètres de couloirs en traînant les valises...
Puis les formalités, les attentes sans fin...
La passerelle... l'angoisse...
j'en viens à regretter fort le joyeux temps de la marine en bois…

Le décollage du Boeing...
La ceinture...
Trois sièges côte à côte... pas beaucoup de place.
Une fois de plus je me promets de faire un régime sévère...
si je survis...
Je ferme les yeux, je croise les doigts.
L'engin monte toujours.
Je ferme les yeux, je mâche du chewing-gum...
L'appareil est à enfin à l'horizontale...
J'entrouve un oeil sur un cri de ma femme "que c'est beau !".
Je tourne le tête vers le hublot et pour moi, c'est l'horreur !
Moi qui ne peux regarder l'écran de la télé quand les héros sont au sommet de quelque gratte-ciel ! là, je suis gâté..
J'ai l'impression de feuilleter un atlas... mais je vole au dessus des cartes, à 15 kilomètres de hauteur dans un ciel splendide...
Rassurant, le personnel nous parle sur un ton tranquille de manoevre d'évacuation de l'avion...
ils en ont de bonnes !
mais c'est que je ne sais pas voler naturellement, moi !
Je décide de dormir pendant les quatre heures qui vont suivre…
En surveillant les bruits des moteurs...
Quelques turbulences sont annoncées par haut-parleur…
Bof…
Encore une étape cruciale, l'atterrisage...
Mais maintenant il fait nuit (décalage horaire d'une petite heure)
Les formalités sont assez rapidement expédiées...
Les bus nous attendent car l'hôtel est très loin.
Antalya est immense...
Notre guide, Adlem, qui a fait une partie de ses études en France nous présente les grandes étapes de notre périple.
Encore les valises
et puis le confort, l'excellent repas
le repos
J'ai survécu !
