petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours
Multiples St Valentin…
un homme (enfin… quatre ou cinq ou même… sept selon d’autres sources...)
une légende… ou des légendes
une réalité sordide…
Les hommes
Deux saints Valentin sont fêtés le 14 février et trois à d’autres périodes de l’année :
La fête païenne
Pour comprendre les origines de la Fête des Amoureux, il faut remonter au temps de la Rome ancienne.
Le printemps commençait le 5 février, c’était pour les Romains un moment de purification et d’expiation de toutes les offenses commises envers leurs dieux.
A cette occasion, les maisons étaient traditionnellement nettoyées. Après avoir balayé les pièces intérieures, on les aspergeait de sel et de blé. C’est ce rite de la purification (februa) qui est à l’origine du mot : « Février ».
Les Lupercales ou Lupercalia
La fête très populaire des lupercales était un hommage à Faunus (Lupercus), dieu de la nature et de la fertilité.
Cette fête se déroulait sur les flancs du Mont Palatin en souvenir de Romulus qui avait tracé, jadis, l’enceinte de la ville en creusant un sillon avec une charrue, autour de ce mont.
Cette fête comprenait trois temps forts : le sacrifice d’un bouc, la course des Luperques, un grand banquet final.
Le sacrifice
Le collège des Luperques était constitué des fils des cinq plus anciennes familles aristocratiques, descendantes des fondateurs de Rome. La cérémonie avait lieu symboliquement dans la grotte de la Lupercal.
Après avoir immolé des chèvres, des boucs et un chien, on conduisait deux jeunes gens devant l’autel.
Le prêtre touchait leurs fronts avec le couteau sanglant et les essuyait avec des tampons de laines préalablement trempés dans du lait. Après quoi les jeunes gens devaient éclater de rire.
La course
Puis les jeunes gens lançaient une course à travers la ville. Après avoir fait le tour du mont Palatin pour purifier l’ancien site, ils se répandaient dans la ville en riant et en buvant. Les luperques, à demi nus et couverts seulement de la peau des chèvres sacrifiées, frappaient les spectateurs avec des lanières de cette peau. Les femmes enceintes, pensant s’éviter les douleurs de l’enfantement, s’offraient à leurs coups. On dit que les coups de lanières apportaient aussi fertilité et facilitaient la montée de lait.
Une loterie amoureuse...
Les Romains aimaient les jeux de hasard. Avant le banquet, chaque jeune fille inscrivait son nom sur un parchemin qu’elle déposait dans une grande jarre, puis, chaque jeune garçon tirait au sort le nom de la jeune fille qui devait rester avec lui pendant tout ce banquet. Cette tradition était dédiée à Junon, déesse du mariage, chargée de protéger la sainteté du mariage et de présider aux accouchements.
La fête chrétienne et les légendes
L’identité du saint qui aurait donné son nom à la fête actuelle semble encore débattue par les historiens : pas moins de sept saints porteraient le nom de Valentin et plusieurs légendes leur sont associées. Un saint Valentin aurait été décapité un 14 février à Rome parce qu´il refusait de se rallier aux rites païens. Pendant sa captivité, les enfants venaient lui glisser des missives entres les barreaux de sa geôle. Serait-ce l´origine de nos billets doux ?
Un autre saint Valentin — à l´époque de l´empereur Claude — bénissait secrètement les mariages durant les campagnes militaires. L'Empereur interdisait le mariage arguant que c’était la principale cause de la pénurie de soldats : les hommes préférant rester au foyer avec leur chère et tendre. Selon la légende, avant d´être torturé et décapité — évidemment un 14 février — il aurait glissé à la fille de son geôlier une feuille en forme de cœur signé « De ton Valentin ». La tradition de la saint Valentin serait-elle bâtie sur le sacrifice et le sang ?
Dans une autre version, c'est un pigeon voyageur qui est le messager de l'amour...
Shakespeare parle de cette fête dans Hamlet et Victor Hugo traduisit ainsi ce passage :
"Bonjour ! c'est la Saint-Valentin.
Tous sont levés de grand matin.
Me voici, vierge, à votre fenêtre,
Pour être votre Valentine.
Alors, il se leva et mit ses habits,
Et ouvrit la porte de sa chambre ;
Et vierge elle y entra, et puis jamais vierge elle n'en sortit."
Et puis il y a la légende de Roquemaure
Lorsque Saint Valentin arriva à Roquemaure, chargé de sa besace, lourde et légère à la fois, il contempla ce petit village blotti au pied de ses rochers. Il contempla la vaste plaine du Rhône, les montagnettes d'oliviers et les beaux coteaux de vignes. Il déposa sa besace, lourde et légère tout à la fois, pour se reposer et jouir pleinement de la vue de ce lieu privilégié, croisement de régions, allant du Nord au Sud, du Dauphiné en Languedoc.
Il aurait bien aimé vivre dans ce village.
Il vit venir de loin un couple d'amoureux qui promenait l'Amour tout au long du chemin. Lui se nommait Bruno et elle Placidie. C'était, disait-on, le couple le plus beau de toute la bourgade et c'était si vrai que le bon Monsieur Cappeau, auteur du fameux chant « Minuit Chrétien », en fit les héros de son « Château de Roquemaure ».
En s'approchant, ils virent Valentin fatigué et las, assis sur le talus du chemin. "Venez vous reposer chez nous », lui dit Placidie, « et demain, si vous le voulez bien, nous vous inviterons à notre mariage ». Valentin acquiesça et décida de rester pour la fête.
Les parents de Placidie accueillirent chaleureusement cet homme à la besace lourde et légère. Il déclina son identité et déclara être Valentin. Les parents furent enchantés d'une aussi heureuse visite à la veille du mariage de leur fille avec Bruno. Le soir, Placidie et Bruno invitérent les jeunes filles et les jeunes gens du village. A côté de Bruno, Placidie les accueillit avec son beau sourire qui ensoleillait son visage.
La soirée fut très belle, on chanta, on dansa.
Valentin raconta son voyage et comment il avait quitté Rome, où l'on vivait dans la crainte du pouvoir impérial. "Là-bas, disait-il, règne la peur, la haine et le sang. Alors moi, j'ai emporté l'Amour, car personne ne s'en servait ».
Les jeunes gens étaient attentifs aux paroles de Valentin. « Il porte l'Amour avec lui », se disaient-ils les uns aux autres et tous avaient envie de lui en demander pour agrandir celui de leur coeur.
Vers la fin de la soirée, Valentin demanda qu'on lui apporte sa besace, lourde et légère tout à la fois.
Quel ne fut pas leur émerveillement, lorsqu'ils virent le contenu de la besace ! Leurs yeux brillèrent de désir, leur coeur palpita.
Chacun désirait pour ses lèvres un peu du contenu de cette besace, lourde et légère de baisers, de baisers d'Amour. Ils en reçurent tous un des mains de Valentin et les échangèrent ensuite entre eux.
Bruno fut le premier à échanger le sien avec celui de Placidie. Depuis ce Jour, dont l'Histoire n'a pas retenu la date, Roquemaure est devenue "La Cité du Baiser d'Amour", où l'on vient de fort loin pour cueillir ce baiser qui réchauffe le coeur.
Une réalité sordide
Il juge dangereuse l'ascension de malfrats irlandais qui contrôlent le nord de Chicago et s'en prennent à son équipe. Il prend la décision d'anéantir toute la bande, surtout son chef, George Bugs Moran, dit Moran le Branque.
Le plan de Jack McGurn consiste à attirer leurs adversaires dans un lieu retiré pour les y abattre. Il prétexte une réunion de bootleggers au fond d'un vieux garage situé au 2122, Clark Street, où sont conviés Bugs Moran et ses hommes autour d'une prétendue cargaison de whisky. Le filet ainsi tendu, une fausse descente de police permettra d'enlever sans difficulté leurs armes aux adversaires... les hommes d'Al Capone pourront alors liquider la bande rivale sans résistance.
Le plan semble se dérouler exactement comme prévu, le 14 février 1929. La bande du Branque arrive au grand complet ; ils se retrouvent rapidement bouclés, désarmés par de faux policiers, et tués. Comme convenu, le massacre ne commence qu'après qu'on se soit assuré que le chef de la bande, le Branque, est bien présent, puisque le piège le vise principalement.
Au moment de quitter les lieux, les tueurs simulent une arrestation afin de prévenir toute panique dans le voisinage : deux d'entre eux, habillés en civil et jouant le rôle de bandits embarqués dans une rafle, ouvrent la marche les bras en l'air, tandis que leurs complices, gardant leur uniforme de policier, les suivent en feignant de les tenir en respect.
Sur les lieux, les vrais policiers dénombrent sept cadavres. Mais aucun ne répond au signalement du Branque. Ce dernier, en retard au rendez-vous, s'était arrêté prendre un café le long de la route. Une fois sur place, il s'enfuit en apercevant la fausse voiture de police qu'il prit pour une vraie. L'homme que l'équipe de tueurs a pris par erreur pour le Branque est en réalité Weinshank, dit Albert le Gorille. Rapidement exagéré par la presse de l'époque, le massacre de la Saint-Valentin connaît un retentissement mondial immédiat. L'imagerie prend alors peu à peu le pas sur le fait divers, conférant à la guerre des gangs une dimension mythique.
Pour terminer sur une note moins sinistre...
Si nous allions retrouver les amoureux de Peynet... une carte qu'il créa d'ailleurs pour la Saint Valentin...
je me suis contenté d'un petit travail de recherche, de compilation et d'illustration mais qui n'a aucune prétention à être exhaustif...
voici l'adresse de quelques sites que j'ai utilisés et auxquels je tiens à rendre hommage :
www.naute.com
www.stvalentin.com
www.castalie.fr
www.cgi.ebay.com
www. passion-histoire.net
et, bien sûr l'inépuisable et inévitable wikipédia...